Lundi 21 juillet 2008
Nous parlons de réunification de la Normandie, mais beaucoup d'entre nous se posent la question : "..c'est quoi
la décentralisation ?".
Comme je l'ai déjà écrit, la France est dirigée par un pouvoir central, situé à Paris; c'est là que sont prises les grandes décisions et la plupart des orientations politiques, sociales et économiques. Cela dure depuis la Révolution. Même si l'ancien régime avait un contrôle assez large sur ses vassaux de province, les Rois de France leur laissaient un peu plus de liberté exécutive. C'est devenu une habitude républicaine que de vouloir tout centraliser à Paris. Il a fallu la loi du 2 mars 1982 (dite loi Deferre) pour que les mentalités commencent à changer.
Plus récemment, en 2000, un rapport a été remis, à sa demande, au Premier Ministre sur les actions à mener pour une refondation de l'action publique locale. Il se trouve que ce rapport faisait état à l'époque des critères suivants :
* un pouvoir régional fort
* une déconcentration accrue
* une démocratie de proximité
* une modernisation des financements locaux (l'Etat devant réguler les inégalités financières)
Voilà pour les idées directrices qui composaient ce rapport. L'existence même de ce dernier et de sa commande prouve qu'il y a problême et que ce dernier demande à être résolu.
Un passage essentiel de ce rapport traite du découpage administratif et son quadrillage souvent empirique. Dans de nombreux cas, les arrondissements et les cantons n'ont plus de réalité au quotidien et que la nécessité de revoir ce découpage devient une quasi-obligation. D'ailleurs le rapport ATTALI de février 2008 reprend à son compte les mêmes observations.
En revanche, des nouvelles solidarités se font jour via les intercommunalités et les créations de Pays. La commission qui a présidé à la rédaction du rapport précisait que l'Europe n'a pas vocation à imposer aux Etats une organisation de leurs collectivités mais ceux-ci doivent imaginer une organisation moderne et à la hauteur des exigences économiques du moment. Il n'exclu pas que soient créées des grandes aires urbaines éco-industrielles éligibles aux fonds européens. En Normandie, nous disposons d'une aire de ce type, c'est Normandie Métropole (triangle Caen-Rouen-Le Havre) qui pourrait être la base sérieuse de la réunification tant souhaitée.
A la fin des années 90, il y a eu un sondage de la Commission Européenne avec le SIG (Service Info du Gouvernement); celui-ci a révélé que la décentralisation est perçue globalement comme positive par les 2/3 des français. Dont acte ! Dans ce même sondage, le public a fait état des difficultés à s'y retrouver et, plus encore, que la démocratie locale actuelle n'est pas vécue comme suffisemment locale. Qu'on se le dise !
En fait, le rapport souhaite véritablement une France décentralisée dont l'Etat devrait se recentrer sur ses missions régaliennes. Les réformes devront être conçues dans l' intérêt des administrés et non en fonction des seules aspirations des décideurs (il s'agit alors d'une régionalisation citoyenne). La France de 2015 devra se bâtir autour d'un pouvoir régional fort. Cela passera par une réorganisation assez large des territoires et faire en sorte que les nouvelles compétences aillent en priorité aux citoyens.
Le rapport au Premier Ministre de 2000 et celui de Jacques ATTALI en 2008, ont des points communs :
> le développement des intercommunalités et des coopérations interrégionales (véritable vocation de la Commission Européenne).
> le renouvellement des découpages administratifs (départements, cantons, pays, etc....).
> la refonte de l'action locale de l'Etat auprès des régions et des pays à travers d'un interlocuteur unique de l'Etat, le Préfet de Région.
Voilà pour l'essentiel de la décentralisation en France. Elle s'appliquera au premier chef à la Normandie réunifiée. C'est un bel exemple auquel nous aspirons tous.Il vat de soi que des nouvelles règles devront se faire jour pour mieux administrer notre France, cela passera obligatoirement par :
> le rapprochement du pouvoir près des citoyens
> une plus grande implication des habitants dans le débat de proximité
> une meilleure présence des élus sur le terrain
> un élargissement total des règles sur le cumul des mandats
> une plus grande rotation démocratique
Je vous souhaite une bonne lecture. A très bientôt.
Il n'empêche que ce document fait état de la chute de croissance de la Basse-Normandie
Comme je l'ai déjà écrit, la France est dirigée par un pouvoir central, situé à Paris; c'est là que sont prises les grandes décisions et la plupart des orientations politiques, sociales et économiques. Cela dure depuis la Révolution. Même si l'ancien régime avait un contrôle assez large sur ses vassaux de province, les Rois de France leur laissaient un peu plus de liberté exécutive. C'est devenu une habitude républicaine que de vouloir tout centraliser à Paris. Il a fallu la loi du 2 mars 1982 (dite loi Deferre) pour que les mentalités commencent à changer.
Plus récemment, en 2000, un rapport a été remis, à sa demande, au Premier Ministre sur les actions à mener pour une refondation de l'action publique locale. Il se trouve que ce rapport faisait état à l'époque des critères suivants :
* un pouvoir régional fort
* une déconcentration accrue
* une démocratie de proximité
* une modernisation des financements locaux (l'Etat devant réguler les inégalités financières)
Voilà pour les idées directrices qui composaient ce rapport. L'existence même de ce dernier et de sa commande prouve qu'il y a problême et que ce dernier demande à être résolu.
Un passage essentiel de ce rapport traite du découpage administratif et son quadrillage souvent empirique. Dans de nombreux cas, les arrondissements et les cantons n'ont plus de réalité au quotidien et que la nécessité de revoir ce découpage devient une quasi-obligation. D'ailleurs le rapport ATTALI de février 2008 reprend à son compte les mêmes observations.
En revanche, des nouvelles solidarités se font jour via les intercommunalités et les créations de Pays. La commission qui a présidé à la rédaction du rapport précisait que l'Europe n'a pas vocation à imposer aux Etats une organisation de leurs collectivités mais ceux-ci doivent imaginer une organisation moderne et à la hauteur des exigences économiques du moment. Il n'exclu pas que soient créées des grandes aires urbaines éco-industrielles éligibles aux fonds européens. En Normandie, nous disposons d'une aire de ce type, c'est Normandie Métropole (triangle Caen-Rouen-Le Havre) qui pourrait être la base sérieuse de la réunification tant souhaitée.
A la fin des années 90, il y a eu un sondage de la Commission Européenne avec le SIG (Service Info du Gouvernement); celui-ci a révélé que la décentralisation est perçue globalement comme positive par les 2/3 des français. Dont acte ! Dans ce même sondage, le public a fait état des difficultés à s'y retrouver et, plus encore, que la démocratie locale actuelle n'est pas vécue comme suffisemment locale. Qu'on se le dise !
En fait, le rapport souhaite véritablement une France décentralisée dont l'Etat devrait se recentrer sur ses missions régaliennes. Les réformes devront être conçues dans l' intérêt des administrés et non en fonction des seules aspirations des décideurs (il s'agit alors d'une régionalisation citoyenne). La France de 2015 devra se bâtir autour d'un pouvoir régional fort. Cela passera par une réorganisation assez large des territoires et faire en sorte que les nouvelles compétences aillent en priorité aux citoyens.
Le rapport au Premier Ministre de 2000 et celui de Jacques ATTALI en 2008, ont des points communs :
> le développement des intercommunalités et des coopérations interrégionales (véritable vocation de la Commission Européenne).
> le renouvellement des découpages administratifs (départements, cantons, pays, etc....).
> la refonte de l'action locale de l'Etat auprès des régions et des pays à travers d'un interlocuteur unique de l'Etat, le Préfet de Région.
Voilà pour l'essentiel de la décentralisation en France. Elle s'appliquera au premier chef à la Normandie réunifiée. C'est un bel exemple auquel nous aspirons tous.Il vat de soi que des nouvelles règles devront se faire jour pour mieux administrer notre France, cela passera obligatoirement par :
> le rapprochement du pouvoir près des citoyens
> une plus grande implication des habitants dans le débat de proximité
> une meilleure présence des élus sur le terrain
> un élargissement total des règles sur le cumul des mandats
> une plus grande rotation démocratique
Je vous souhaite une bonne lecture. A très bientôt.
Il n'empêche que ce document fait état de la chute de croissance de la Basse-Normandie
Par JUHEL Pierre
-
Communauté : UNION NORMANDE
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander

